Essertines à travers
le temps
Le nom d’Essertines vient du verbe « essarter » ou « esserter » ;
un essart est un taillis que l’on défriche pour le mettre en culture. Le territoire
de notre commune devait donc autrefois être couvert
de taillis et de forêts que nos ancêtres ont
défriché pour y permettre l’agriculture.
Riche d’un passé historique intéressant,
Essertines représentait vers l’an mille l’un
des revenus de la communauté ecclésiastique
(ou « chapitre ») de Lausanne, et avait à ce
titre des relations plus ou moins conflictuelles avec les
seigneurs du voisinage. Essertines appartenait à différents propriétaires
dont le chapitre s’appliqua, dès le 12e siècle, à racheter
tous les droits, pour finir par y installer une mairie. En 1315, un conflit éclata entre le chapitre et un
seigneur du voisinage ; celui-ci mit le siège
devant le château d’Essertines et pilla le
village.
Dès l’époque de la conquête bernoise,
Essertines fit partie du baillage d’Yverdon. Le château d’Essertines était probablement
situé à l’endroit où fut construite
l’église actuelle en 1702. En 1828 des ruines romaines furent identifiées en
divers endroits sur le territoire actuel de la commune, à Essertines,
Epautheyres et Nonfoux ; on y retrouva des pièces
de monnaie, des tuiles et des poteries de l’époque
romaine.
La commune, qui comptait environ 700 habitants au milieu
du 19e siècle, connut ensuite une lente diminution
de sa population jusque vers 1970 (environ 450 habitants).
Depuis cette date, le nombre d’habitants s’est
accru régulièrement pour atteindre 750 habitants à la
fin de 2006.
Extrait du dictionnaire du Canton de Vaud de 1824 sur notre Commune.